Entreprises vivantes, ensemble elle peuvent changer le monde, Christine Koehler et Manfred Mack

Que se passerait-il si votre entreprise était réellement « vivante », si elle anticipait les évolutions de son environnement et si elle interagissait constamment avec son écosystème ?’ Avec d’autres entreprises de même type, elle pourrait régénérer l’économie et contribuer à « changer le monde ». Ces entreprises existent et sont en réalité plus nombreuses que vous ne l’imaginez !

Les auteurs nous montrent les bénéfices concrets de dix modèles d’entreprises en nous décrivant leur façon de créer de la valeur durable. Créer de la valeur autrement, c’est tout à fait possible, nous disent-ils, en s’appuyant sur de nouveaux schémas de pensée. Mots-clés : « faire confiance, responsabiliser, croire en l’intelligence de l’autre, inclure, partager, mutualiser ». Des mots certes, mais des mots porteurs d’un monde vivable dés lors qu’ils sont mis en oeuvre par toutes les petites mains de l’entreprise, tous les vrais experts qui détiennent une capacité à faire capitale pour la réussite de l’organisation. Ces entreprises ont un certain nombre de traits communs. Elles ont en général une vraie capacité à s’adapter à leur milieu. Elles ont à leur tête un dirigeant ou une équipe de direction qui sait où elle veut aller. Elles accordent une place fondamentale à l’humain et à la création. Les auteurs au passage s’interrogent sur la place et l’avenir du travail, notamment du salariat et nous invitent à ne pas confondre la création d’emploi et la création de travail.

Le communicant retiendra quelques idées fortes de cette lecture. La première est la fluidité car dans une organisation amenée à changer souvent et qui a l’obligation de réagir vite, c’est la fluidité de l’information qui est critique. La seconde idée a trait à l’identité car agir pour une organisation très décentralisée implique d’avoir une vision claire et partagée de ce qu’est l’entreprise : son identité, son histoire, sa mission dans le monde est un des facteurs de cohésion le plus puissant. La troisième concerne le dialogue. Pour développer le capital que représente l’intelligence collective, il est nécessaire d’apprendre à dialoguer pour apprendre en équipe et partager une vision commune. Et le communicant n’aura garde d’oublier que le canal de communication qui offre la plus grande bande passante c’est le dialogue en face à face. Et pour rester dans la veine de cet ouvrage écrivons aux frontons de nos headquarters, à Paris, au Luxembourg ou au Panama…, « l’information et le questionnement sont la nourriture de l’intelligence, l’en priver revient à assécher les capitaux immatériels de façon irrémédiable ». Lecture jubilatoire à vrai dire et source d’un réel optimisme.

Catherine Petithomme
Vice-Présidente de l’Afci

 

Issu des cahiers de la communication n°40


Ouvrage collectif sous la direction de Christine Koehler et Manfred Mack, téléchargeable gratuitement sur http://www.nouvelles-logiques.info/